Église paroissiale

 

L'église paroissiale de la Cadière fut fondée au XIIe siècle sous le vocable de Saint-André, Elle fut démolie au commencement du XVIe siècle et reconstruite sur le même emplacement et sous le même vocable en 1508. Après plusieurs agrandissements successifs elle est devenue le monument irrégulier que nous voyons aujourd'hui.

L'ancienne église, bâtie dans le style roman avait la forme d'une croix latine et s'étendait du couchant au levant sur trois arceaux en plein cintre. La tour du clocher est le seul vestige qui soit resté de cette église. C'est une tour carrée lourde et massive, toute noircie par le temps, percée sur les quatre faces d'ouvertures à plein cintre et terminée par un toit à double pente. La grosse cloche porte l'inscription suivante en caractères gothiques : XPS vincit : XPS régnat : XPS imperat : XPS ab omni malo nos defendat. MCCCCXLVIII.

L'église, reconstruite en 1508 dans le style ogival de la troisième époque (flamboyant) sur l'emplacement de l'ancienne et avec la même orientation se composait d'une nef à trois travées terminée par une abside polygonale.

Successivement agrandie en 1601, en 1682, en 1741 et en 1782, elle a aujourd'hui une nef entre deux collatéraux irréguliers.

Cette église renfermait autrefois plusieurs chapelles d'inégales grandeurs percées dans les murs latéraux ; c'est en supprimant ces chapelles et en les remplaçant par de simples autels en marbre adossés contre les murs latéraux que l'on a pu ouvrir deux bas-côtés très irréguliers mais dans le même style.

La voûte en plein cintre, est à croisillon avec pendentifs. Elle repose sur des piliers à colonnettes sans chapiteaux, d'où s'élancent des nervures prismatiques.

Les dimensions de cette église sont les suivantes :

- longueur y compris l'abside, 27,00 m

- largeur de la nef, 6,45 m,

- hauteur sous la voûte, 12,20 m.

 

Entrée

 

La porte d'entrée en arc surbaissé, est surmontée d'une arcade en doucine dont les extrémités se relèvent verticalement en pilastre et soutiennent une croix. Entre l'arcade et l'estrados une petite niche contient l'image de saint André.

 

Clocher

 

Le nouveau clocher, construit sur un plan hexagonal, est surmonté d'une flèche de même forme, flanquée de clochetons. La tour est percée de baies ogivales trilobées et couronnée par une balustrade à jour composée de quatre feuilles.

Ses dimensions en hauteur sont les suivantes :

- Hauteur de la tour : 21,00 m

- Hauteur de la flèche : 11,00 m

- Hauteur totale : 32,00 m

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Autel

 

Le grand autel surmonté d'un ciborium à colonne qui est lui seul un monument, est remarquable autant par l'élégance desa forme que par la richesse et la variété des marbres qui le composent. Ce bel ouvrage de sculpture fut acheté en 1773 pour le prix de 3.000 Fr.

 

Peinture

 

Aucun tableau un peu remarquable n'attire l'attention du visiteur. Celui de saint Joseph agonisant, attribué à Michel Serre, n'est qu'une copie. L'original est au Musée de Marseille, et il est mentionné sur le catalogue : Michel Serre, 206. L'agonie de Saint Joseph.

 

Sculpture

 

Avant la Révolution, l'église paroissiale de la Cadière possédait une belle statue d'argent de la Vierge et une autre de saint André que la Communauté, par délibération du 21 mars 1743, fit exécuter à Paris pour le prix de 4.000 livres. Transformée en temple de la Raison en 1793, l'église de Saint-André fut dépouillée de tout ce qu'elle possédait. Une seule petite statuette votive de Saint André en argent put être soustraite aux recherches révolutionnaires. Cette petite figure date de 1633, trois années après la contagion qui décima horriblement les populations du Beausset, du Castellet et autres lieux voisins, mais dont la Cadière fut préservée. On trouve encore dans cette église un pupitre en bois portant la date 1567.

 

Vitraux

 

Des vitraux historiques, dont quelques-uns anciens et riches en couleur, remplissent les baies des fenêtres ogivales, croisées par une simple colonnette. À l'une des fenêtres de l'abside on voit le buste de saint André apôtre ; sur l'autre, dans le premier compartiment, saint André embrassant la Croix, et dans le second saint Pierre tenant les clefs dans la main ; l'un et l'autre portant le nimbe circulaire double doré. Sur une des fenêtres de la grande nef est représenté le baptême de Jésus par saint Jean-Baptiste. Sur les autres il n'y a que des ornements. On voit au premier coup d'œil que tous les vitraux de cette église ne sont pas de la même époque. Autant les plus anciens, placés dans l'abside, sont hauts en couleur, d'un ton chaud et harmonieux, autant les plus modernes, placés dans la nef et bien moins conservés, sont pâles, d'un ton froid et discordant. On voyait autrefois des armoiries royales sur le vitrail d'une petite rose placée au fond de l'abside. La rose de la grande nef, à meneaux flamboyants, est aussi garnie de vitraux aux couleurs chatoyantes, malheureusement la tribune construite en 1711 en détruit le bel effet.

 

Chapelle annexe

 

Dans un appartement contigu à l'église paroissiale se trouve une petite chapelle dédiée à sainte Marthe, servant aux exercices de piété de la congrégation des demoiselles. On y voit une jolie boiserie sculptée du XVIIe siècle, composée de panneaux avec arabesques séparés par des colonnes torses, cannelées. Le tableau placé au-dessus de l'autel est sans valeur artistique.

 

 

 

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                      Le clocher et l'entrée (cartes postales vers 1960)