Chapelle de Sainte-Magdeleine

 

Le 3 mars 1566, les Pénitents blancs s'établirent à la Cadière avec l'approbation de Mgr Pierre Ragueneau, évêque de Marseille, sous le titre de Sainte-Marie-Magdeleine. L'année suivante, ils bâtirent leur chapelle sur l'emplacement du château féodal, et la communauté leur accorda 14 écus pour en faciliter la construction.

Cette chapelle présente les dispositions suivantes : plan rectangulaire composé d'une nef terminée par une abside en cul de four ; voûte à croisillons ; porte et fenêtres cintrées ; toit à double pente ; clocheton arcade ; cimetière contigu à la chapelle. Le mur occidental est un reste des remparts de la ville.

À l'intérieur de cette chapelle on trouve quelques toiles de l'école flamande représentant des sujets tirés de la bible et l'on y voit plusieurs tableaux de peintres marseillais figurant les principaux traits de la vie de sainte Magdeleine, tels que :

- Magdeleine chez Simon le Pharisien, peint pas Claude Despeches.

- Jésus apparaissant à Magdeleine sous les traits d'un jardinier, peint par Arnaud, directeur de l'école de dessin de Marseille.

- L'arrivée de Magdeleine, Lazare, Marthe, Maximin et autres saints personnages au port de Marseille, vis-à-vis le monastère de Saint-Victor.

- Magdeleine recevant la communion de Saint Maximin etc.

Le chapiteau corinthien en marbre blanc qui soutient la crédence, provient des ruines des Lèques, dites de Tauroentum.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La chapelle Sainte-Magceleine vers 1900

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La chapelle Saint-Éloi vers 1900

Chapelle de Saint-Eloy

 

De toutes les corporations de métiers organisées à la Cadière, depuis le XVIe siècle, il ne reste plus que celle des muletiers et charretiers mentionnée dans les archives de cette commune en 1588. Cette ancienne corporation a sa petite chapelle au bas du village, dans un lieu un peu écarté des maisons. C'est là que le 25 juin, jour de la Saint Eloy, tous ces artisans, montés sur des chevaux, des mulets et des ânes, tous caparaçonnés le plus richement possible, viennent depuis plus de trois cent ans, pour y recevoir la bénédiction avant de se livrer aux jeux de leur bruyante fête. Ce sanctuaire rustique porte la date de sa dernière restauration, 1857, au-dessus de la porte d'entrée et présente les dispositions suivantes : plan rectangulaire composé d'un porche à trois entrées et d'une nef terminée par un abside en cul de four. Voûte en berceau, fenêtres étroites et cintrées ; porte d'entrée à linteau droit accostée de deux fenêtres carrées ; toit à double pente et clocheton arcade sur le faîte. Ses dimensions prises à l'extérieur sont : longueur totale 7,60 m, largeur 4,80 m, hauteur 4,50 m.