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Jacques BUSSE (1922-2004), peintre et graveur

 

Après des études au lycée Charlemagne à Paris, Jacques Busse entre en 1942 à l'Académie de la Grande Chaumière où il est l'élève d'Othon Friesz. Au sein de cet atelier, il fonde le Groupe de l'Échelle avec Calmettes, Collot, Cortot (voir ce nom), Dalmbert, Dufresne, Laran et Patrix ; César et Geneviève Asse fréquenteront le groupe.

Entre 1943 et 1944, il est déporté en Allemagne dans le cadre du travail obligatoire. Après la guerre, en 1945, il participe au premier Salon de mai  et est membre du Comité de ce Salon de 1957 à 1970. À partir de 1958 et jusqu'à son décès, il expose au "Salon des Réalités nouvelles" auquel il participe de 1958 à 2004 et qu’il présidera de 1980 à 1995.

D'abord figuratif, le peintre oriente son travail vers des études de rythmes et de séquences. Il se tournera ensuite vers un néo-cubisme au début des années 50 puis se consacrera à l'abstraction à partir de 1954.

Jacques Busse acquiert une maison à La Cadière d'Azur en 1958. Il y séjournera l'été et à Pâques, et y accueillera amis et artistes : Clerté, Cortot, Messagier, Wogensky... (voir ces noms).

De 1961 à 1964, Jacques Busse enseigne à l'Académie de la Grande Chaumière. Il sera le dernier professeur de l'Académie Ranson. Il intègre ensuite l'École des Beaux-Arts : Nancy, Marseille de 1965 à 1974, Limoges et Dijon, et sera chargé de cours à La Sorbonne par Bernard Dorival de 1972 à 1984.

Après les évènements de Mai 68, la mise en place de la réforme des enseignements artistiques lui est confiée.

Au cours des années 40, le peintre expose au Salon des moins de Trente ans, au Salon des Tuileries, au Salon d'Automne et au Salon de Mai duquel il deviendra membre du Comité en 1957 (il démissionnera en 1970). Sa première exposition particulière a lieu à la Galerie Michel Blin à Paris en 1947.

Également écrivain, critique et historien d'art, Jacques Busse écrit Propos d'un ivrogne et Serrements d'Amour, rédige L'impressionnisme, une dialectique du regard, et il est rédacteur en chef du dictionnaire Bénézit : il en dirige trois éditions successives, jusqu'à la dernière publiée en 1999.

Les œuvres de Jacques Busse comprennent des mosaïques, des vitraux, des illustrations et des peintures. Peintre non figuratif, sa peinture traduit par ses rythmes et ses géométries un élan lyrique ; l'œuvre de Jacques Busse, qui s'étend de 1945 à 2003, s'articule en une quinzaine de périodes de styles différents allant de recherches optiques, au néo-cubisme, de l’expressionnisme abstrait au construc-tivisme, allant parfois dans ses dessins vers l’hyper-réalisme. Comme il l'a lui-même déclaré :

« J'ai préféré l'intérêt et le plaisir de voyager à l'intérieur de la peinture, à l'obligation qu'exige le marché de l'art de s'en tenir à la répétition d'une seule et même manière de peindre identifiable »

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Jacques Busse dans son atelier en 1980 (coll. part.)

Jacques Busse en 1995 (in Encyclopédie audiovisuelle de l’art)

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Buste rouge et vert - 1949 - Glycéro sur contreplaqué

(Centre Pompidou)

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Autoportrait - 1952 - Huile sur toile

(Centre Pompidou)

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Composition cubiste - 1953 - Huile sur toile

(Hanina fine arts)

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Nature morte aux verreries - 1954 - Huile sur contreplaqué

(Centre Pompidou)

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